Sainte Marie l'Egyptienne

Publié le par Theophylactère

Le dernier dimanche du Grand Carême, l'église orthodoxe célèbre la mémoire de Sainte Marie l'Egyptienne. Voici un court extrait du Prologue d'Ohrid de Saint Nicolas de Jitcha, consacré à cette sainte.


« Pourquoi tant de mots et tant d'écrits sont-ils consacrés aux souffrances des saints hommes et des saintes femmes ? Parce que les saints sont considérés comme ayant remporté la victoire. Peut-on être vainqueur sans conflit, douleur ou souffrance ? Dans un combat terrestre ordinaire, nul ne peut être considéré victorieux ou héroïque s'il n'a été au combat, s'il n'a a été torturé, ou s'il n'a grandement souffert. Cela est d'autant plus vrai dans le combat spirituel où la vérité est connue et où l'orgueil non seulement n'aide pas du tout mais à l'inverse, empêche de progresser. Celui qui ne s'engage pas dans le combat pour l'amour du Christ, que ce soit avec le monde, avec le Diable ou avec lui-même, comment pourrait-il être compté parmi les soldats du Christ ? Alors, comment pourrait-il figurer parmi ceux qui ont remporté la victoire avec le Christ ? Sainte Marie [l'Égyptienne] relata son combat spirituel terrible à l'Ancien Zozime : « Pendant les dix-sept premières années dans ce désert, je luttai contre mes pulsions sexuelles exacerbées comme avec des bêtes sauvages. Je désirais manger la viande et le poisson que j'avais en abondance en Égypte. Je désirais aussi boire du vin alors qu'ici, je n'avais même pas d'eau. Je désirais entendre des chansons incitant à la luxure. Je pleurais et battais ma poitrine. Je priais la Très Pure Déipare de me purifier de telles pensées. Après que j'eus suffisamment pleuré et que je me fus suffisamment battu la poitrine, je vis une lumière m'envelopper de toutes parts et je fus remplie d'une paix miraculeuse certaine ».

Publié dans orthodoxie-libre

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