L'amour du voisin par Saint Côme Aitolos (18e siècle)

Publié le par Theophylactère

En ce jour de Noël, une petit traduction de Saint Côme (Kosmas) Aitolos (18e siècle). Le texte anglais est en ligne ici.



Si nous voulons quitter ce monde en de bonnes dispositions et aller au Paradis, tout en appelant notre Dieu amour et père, nous devons avoir deux amours : l'amour de Dieu et l'amour de notre voisin. Il nous est naturel d'avoir ces deux amours, et il est contraire à la nature de ne pas les avoir. De même qu'une hirondelle a besoin de deux ailes pour voler, de même avons-nous besoin de ces deux amours, car sans eux nous ne pouvons être sauvés.


Les Martyrs gagnèrent le paradis par leur sang ; les Ascètes par leurs exploits ascétiques. A présent, vous, mes frères, qui avez des enfants, comment gagnerez vous le Paradis ? En

pratiquant l'hospitalité, en donnant à vos frères qui sont pauvres, aveugles, les boiteux.


Aimons Dieu et en raison de cela les hommes. Alors, Dieu vient et implante la vie éternelle en nos cœurs et nous quittons cette vie en de bonnes dispositions et allons au Paradis nous y réjouir pour l'éternité.


Dieu nous a-t-il donné la richesse? Il est de notre devoir de manger et de boire autant que nécessaire d'avoir suffisamment d'habits ; le reste devrait être dépensé pour les pauvres. Dieu ne nous a pas donné la richesse pour que nous mangions et buvions à l'excès ou que nous portions des vêtements coûteux et construisions d'imposantes  maisons alors que les pauvres meurent de faim. Telle est alors notre devoir. Prenez en conscience. Dès aujourd'hui, agissez de cette façon et vous serez sauvés.


Nous qui sommes de pieux Chrétiens devriont aimer nos ennemis et leur pardonner. Nous devrions leur offrir à manger et à boire et confier leur âme à Dieu. Et nous devrions alors dire : « Mon Dieu, je Te demande de me pardonner comme j'ai pardonné à mes ennemis ».


Si vous voulez que Dieu vous remette vos péchés et écrive votre nom au Paradis, dites à vos ennemis trois fois : « Que Dieu te pardonne et te fasse grâce ».

Publié dans orthodoxie-libre

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claude lopez 23/08/2009 21:12

juste une petite remarque, le mot neighbour se traduit non par voisin, mais par prochain dans un contexte liturgique ou théologique chrétien!En Christ,C.L. 

Antoine 08/01/2009 20:38

Quelle joie d'enfin vous relire ! Votre si longue absence, votre silence me faisait craindre le pire ! Mais vous êtes là, quelle beau cadeau pour Noël ! Longues années à toi, ami inconnu et pourtant si proche ! Antoine