Une union qui soulève maintes questions : lettre ouverte

Publié le par Theophylactère

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Ce troisième dimanche de Carême (23 mars 2014/ 10 mars 2014) verra une concélébration entre le clergé des Eglises Orthodoxes Traditionnalistes suivantes:

-       Eglise des Vrais Chrétiens orthodoxe sous la présidence de l’archevêque Callinique d’Athènes, qui le 19 mars 2014 s’est unie avec le Synode en Résistance

-       L’Eglise Russe Hors Frontière présidée par le Métropolite Agathange d’Odessa

-       L’Eglise des Vrais Chrétiens orthodoxe de Roumanie

-       L’Eglise des Vrais Chrétiens orthodoxe de Bulgarie

 

Ces trois juridictions sont donc par conséquent en communion. Cependant, cette union soulève un certain nombre d’interrogations. Certaines sont exposées dans la présente lettre adressées à tous les membres de ces juridictions, évêques, clergé, moines, laïcs.

 

Un des fondements de cette union et de cette entrée en communion est le document intitulé : « La Véritable Eglise Orthodoxe face à l’hérésie de l’œcuménisme » qui traite de questions ecclésiologique. Nous ferons par la suite référence à ce document en l’appelant « le document », « l’accord ». Le document fut finalement rendu public le 22 mars 2014 dans l’après-midi ; il était très attendu. En effet, on savait qu’il avait été finalisé trois jours plus tôt, date de l’accord entre l’Eglise des Vrais Chrétiens orthodoxe sous la présidence de l’archevêque Callinique d’Athènes et le Synode en Résistance. Un tel délai dans la publication est surprenant. Toutefois, les lecteurs anglophones pouvaient se faire une bonne idée du document grâce à une version qui avait fuité sur le site d’information News from the Underground on le 20 mars 2014.

Nous regrettons cette diffusion tardive du document et le fait qu’il n’ait pas été partagé parmi le public, avant son approbation formelle, de façon à ce que les lecteurs puissent faire part de leurs questions, interrogations et observations. De cette façon, la commission aurait pu comprendre comment était perçu ce texte par le lecteur moyen et ainsi, améliorer son travail. Chacun sait que lorsque l’on a longtemps travaillé sur un texte, tout y semble clair pour les auteurs alors que ce même texte peut être très obscur pour les personnes le lisant la première fois. De plus, une communication préalable au public aurait été rassurante et conforme à l’esprit orthodoxe selon lequel « le défenseur de la religion est le corps du Christ lui-même, le peuple lui-même, qui désire que son culte demeure inchangé et pareil à celui de ses pères » (Encyclique des Patriarches Orientaux, 1848).

 Animé par ce désir de protéger la religion, nous avons lu le document avec attention. Nous estimons que c’est un bon document, excepté sur un seule point, qui, bien qu’unique, nous apparaît critique et très dangereux, ce qui nous amène à écrire cette lettre ouverte. Le premier but de cette lettre est de demander une clarification urgente, formelle et officielle, ayant la même force et la même valeur que le document sur l’ecclésiologie. En effet, en fin de compte, seuls les documents officiels compteront. Le deuxième objectif est d’informer tous les vrais chrétiens orthodoxes des risques potentiels induits par ce document sur l’ecclésiologie. De cette façon, ils pourront prendre toutes les actions requises.

 Le point critique est le passage suivant concernant l’Orthodoxie mondiale, appelée « Orthodoxie officielle » dans le document (nous mettons en gras les éléments clefs).

 

 VI. Le retour à l’orthodoxie

  1. 1.    Dans le processus de réceptions des hérétiques et schismatiques pénitents, les conciles œcuméniques et locaux, ont, de temps en temps, en plus du principe d’acribie, appliqué le principe dit d’économie, à savoir, une pratique canonique et pastorale qui permet de déroger à la lettre des canons sans en violer l’esprit.

 

  1. 2.     Néanmoins, l’économie ne peut assurément jamais et en aucune circonstance autoriser le pardon de n’importe quel péché ou un quelconque compromis concernant « la confession de Foi correcte et salvifique », étant donné que son unique but est clairement de faciliter le salut des âmes pour lesquelles le Christ est mort, et ce, dans un esprit d’accommodement charitable.

 

  1. 3.     L’application de l’économie dans la réception des hérétiques et des schismatiques dans la communion de l’Eglise ne signifie en aucun cas que l’Eglise reconnaît la validité et la réalité de leurs mystères qui sont célébrés en dehors de ses limites canoniques et charismatiques.

 

  1. 4.    La Sainte Eglise Orthodoxe n’a jamais reconnu, que ce soit dans le cadre de l’acribie ou de l’économie, les mystères célébrés complètement en dehors d’elle et dans l’apostasie, étant donné que ceux qui les célèbrent et qui participent à ces mystères demeurent dans le sein de leur communauté hérétique et schismatique.

 

  1. 5.    Par l’application de l’économie, uniquement pour la réception des individus ou communautés situées en dehors d’Elle, l’Eglise Orthodoxe accepte simplement la forme des mystères des hérétiques et des schismatiques, naturellement, à condition qu’ils l’aient préservé de façon non adultérée –ceci est particulièrement le cas du baptême-. Puis, elle donne vie à cette forme à travers la Grâce de l’Esprit Saint qui existe en Elle, par le biais de ceux qui  portent Sa plénitude dans le Vérité du Christ, à savoir les évêques orthodoxes.

 

  1. 6.    Plus spécifiquement, en ce qui concerne les Mystères célébrés dans les soi-disant églises officielles, la Véritable Eglise Orthodoxe, dans les limites de sa sollicitude pastorale, ne fournit aucune assurance quant à leur validité ou quant à leur efficacité sotériologique [NdT : en matière de salut], en particulier dans le cas de ceux qui communient en connaissance de cause à l’œcuménisme syncrétique et au sergianisme, quoiqu’Elle ne répète pas systématiquement la forme de ces mystères pour ceux qui La rejoigne dans un esprit de repentance. Elle a en vue la convocation dun concile majeur de la Véritable Orthodoxie, dans le but de décider de façon irrévocable de ce qui se fait déjà au niveau local.

 

  1. 7.    Quoi qu’il en soit, il est certain que lorsque la pureté du dogme de l’Eglise est assaillie et que le lien intime entre la confession, la catholicité et la communion est affaiblie, voire intégralement brisé, les conséquences mystériologiques [NdT en termes de sacrements] et sotériologiques [NdT : relatives au salut], clairement décrites par la tradition apostolique, patristique et conciliaire, sont très sérieuses et très grave.

 

Ce point VI-6 nous semble particulièrement  capital et dangereux. Dans le but d’analyser les choses, il est vital de considérer la question sous un angle large, sans se limiter aux derniers siècles, sans se limiter au cas de la Grèce. Le document lui-même affirme que l’orthodoxie mondiale est dans un

processus d’apostasie syncrétique de nature sergianiste et oecuméniste, un processus antiecclésial and anti-canonique promu de façon synodale et autorisé par les hiérarques avec lesquels la Véritable Eglise Orthodoxe, ne peut avoir de communion sacramentelle et administrative, en accord avec ses principes ecclésiologiques concernant les « faux évêques » et les « faux enseignants »

 Comme de nombreuses personnes l’ont souligné, un tel processus dure depuis 90 ans. Après un tel constat, l’orthodoxie mondiale est en conséquence définie comme étant hors de l’Eglise, avec toutes les conséquences que cela suppose. En termes de grâce mystérielle (ou grâce sacramentelle transmise par les divins mystères), cela implique une absence totale de grâce (sacramentelle), comme y fait allusion le document quand il déclare : « les conséquences sacramentelles et sotériologiques clairement décrites par la tradition apostolique, patristique, synodale sont très sérieuses et très graves »

 

Mais le document se contente d’allusion. Il le fait de telle façon que l’affirmation précédente est annulée par l’affirmation du paragraphe VI-6.

 Plus spécifiquement, en ce qui concerne les Mystères célébrés dans les soi-disant églises officielles, la Véritable Eglise Orthodoxe, dans les limites de sa sollicitude pastorale, ne fournit aucune assurance quant à leur validité ou quant à leur efficacité sotériologique [NdT : en matière de salut], en particulier dans le cas de ceux qui communient en connaissance de cause à l’œcuménisme syncrétique et au sergianisme, quoiqu’Elle ne répète pas systématiquement la forme de ces mystères pour ceux qui La rejoigne dans un esprit de repentance. Elle a en vue la convocation d’un concile majeur de la Véritable Orthodoxie, dans le but de décider de façon irrévocable de ce qui se fait déjà au niveau local.

Nous nous retrouvons dans une situation dans laquelle la Véritable Eglise Orthodoxe « ne peut affirmer que les Mystères de l’Orthodoxie mondiale sont valides et salvifiques, ce qui veut dire qu’elle ne peut affirmer qu’ils ne le sont pas », comme l’a écrit un intervenant sur le web. Afin de faire une telle déclaration ; il faudrait attendre un concile majeur. Ceci est fort surprenant étant donné que le principe de l’absence de grâce en dehors de l’église est un principe bien établi, comme le rappelle d’ailleurs ce document ecclésiologique. Ainsi, il est aussi affirmé dans le canon 46 es Saint Apôtres qui stipule :

 

46. Nous ordonnons que tout évêque ou prêtre qui accepte le baptême ou le sacrifice des hérétiques soit déposé, car qu’y a-t-il de commun entre le Christ et Bélial, entre le croyant et l’infidèle

 

Interprétation.

Il convient aux chrétiens orthodoxes de rejeter les hérétiques et les rites et cérémonies des hérétiques. Ceux-ci devraient plutôt faire l’objet des critiques et des admonestations des évêques et prêtres dans le but de les détourner de leur erreur. Pour cela, le présent canon prescrit que si un évêque ou un prêtre reconnaît le baptême d’un hérétique comme étant correcte et véritable, ou tout sacrifice offert par eux, il doit être déposé. Car quel accord y a-t-il entre le Christ et le Diable ? ou qu’y a-t-il de commun entre le croyant et le non croyant ? Ceux qui acceptent les actes des hérétiques soit partagent leurs vues, soit manquent du désir de les libérer de leur incroyance. Car, comment ceux qui reconnaissent leurs cérémonies religieuses et leurs rites peuvent-ils les critiquer afin de les persuader d’abandonner leurs cacodoxies et leurs hérésies ?

 

Ce canon a été validé par le Concile in Trullo. Suivant les principes établis depuis longtemps, la seule assurance que la Véritable Eglise Orthodoxe peut fournir et doit fournir est celle de l’absence de grâce dans les mystères de l’orthodoxie mondiale, mais elle ne le fait pas dans ce document. A l’inverse, la déclaration « Plus spécifiquement, en ce qui concerne les Mystères célébrés dans les soi-disant églises officielles, la Véritable Eglise Orthodoxe, dans les limites de sa sollicitude pastorale, ne fournit aucune assurance quant à leur validité ou quant à leur efficacité sotériologique [NdT : en matière de salut] » ouvre une porte dangereuse, une brèche dans la forteresse.

 

En effet, si l’on ne peut affirmer que les mystères de l’orthodoxie mondiale sont valides et salvifiques, cela signifie que l’on ne peut affirmer qu’ils ne le sont pas. Alors, dans la pratique, cela autoriserait les vrais chrétiens orthodoxes à penser et à affirmer que la grâce mystérielle existe dans l’orthodoxie mondiale. Du moins, c’est ce que cette phrase semble signifier. Aussi, voici notre première question. Le document autorise-t-il les vrais chrétiens orthodoxes à croire que la grâce sacramentelle est présente dans l’orthodoxie mondiale ? (Question 1). Si c’est le cas, le document ouvre la boîte de Pandore avec une série de terribles contradictions.

 

- Contradiction avec la pratique ecclésiale qui refuse toute grâce mystérielle aux hérétiques et soumet ceux qui ont une telle opinion erronée aux peines prévues par les canons. Qu’adviendra-t-il si quelqu’un affirme qu’il pense que la grâce mystérielle est présente dans l’orthodoxie mondiale en s’appuyant sur le document ecclésiologique et cette phrase ambiguë dont il est question. Sera-t-il possible de le déposer s’il s’agit d’un évêque ou  de demander son excommunication s’il s’agit d’un laïc en s’appuyant sur le canon 46 des Saints Apôtres ? (Question 2)

- Contradiction avec l’anathème de l’Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontière expulsant de l’église ceux qui estimaient qu’il y avait des mystères efficaces en dehors de l’église. Les personnes pensant que la grâce mystérielle est présente dans l’orthodoxie mondiales seront-elles et sont-elles tolérées dans la Véritable Eglise Orthodoxe ? (Question 3)

- Contradiction avec les encycliques de 1935, 1950 et 1974 de l’Eglise des Vrais Chrétiens Orthodoxes de Grèce affirmant l’absence de grâce mystérielle dans l’Eglise de Grèce, au nouveau calendrier. En effet, ce document ecclésiologique décide de ne réaliser aucune déclaration explicite sur l’absence de grâces sacramentelle dans l’orthodoxie mondiale. Comme l’Eglise de Grèce au nouveau calendrier fait partie de l’orthodoxie mondiale, sommes-nous à présent autorisés à penser qu’elle conserve une certaine grâce mystérielle, opinion ce qui serait en contradiction manifeste avec les encycliques de 1935, 1950 et 1974 ? (Question 4).

 - Mais si les encycliques de 1935, 1950 et 1974 sont toujours valables, l’absence de grâce mystérielle dans l’Eglise de Grèce est donc confirmée. Mais en dehors du cas spécifique de cette église, serait-il possible de penser que la grâce sacramentelle est présente dans l’orthodoxie mondiale ? (Question 5). Si oui, le néocalendérisme en Grèce est-il si différent du néocalendérisme à Constantinople, en Roumanie, à Antioche, en Finlance et en République tchèque, de telle façon que ces églises posséderaient la grâce sacramentelle ? (Question 6)

- Contradiction avec l’anathème de 1987 visant feu Cyprien de Fili car il reconnaissait la présence de grâce au sein de l’Eglise de Grèce. Nous vous invitons à nous corriger si notre compréhension de cet anathème est mauvaise ; le texte intégral n’est disponible qu’en grec. Y a-t-il contradiction entre le document ecclésiologique et cet anathème ? (Question 7). Pourriez-vous nous expliquer avec toutes les justifications théologiques nécessaires dans quelles conditions une pannychide semble avoir été célébrée pour le défunt Cyprien de Fili alors qu’il est décédé en dehors de la communion de l’église ? (Question 8)  

La dernière contradiction induite par l’acceptation de l’idée selon laquelle la grâce mystérielle peut exister dans l’orthodoxie mondiale serait au sein de la Véritable Eglise Orthodoxe elle-même. Au lieu de partager le même esprit et la même âme, il y aurait division occultée par une unité de façade : certains pensant que l’orthodoxie mondiale dispose de la grâce sacramentelle, les autres estimant le contraire. Combien de temps une maison divisée de la sorte peut-elle tenir ? Dans un synode de Vrais Chrétiens orthodoxes, il serait possible de trouver un évêque pensant que l’orthodoxie mondiale dispose de la grâce sacramentelle, siégeant et concélébrant avec un évêque pensant le contraire ? Combien de temps une maison divisée de la sorte peut-elle tenir ?

A long terme, cela pourrait être à court ou moyen terme, cette série de contradictions introduites par un seule paragraphe (dans un document du reste bon) constitue une menace sérieuse pour la véritable orthodoxie. Suivant l’enseignement des Pères, la grâce sacramentelle est un monopole de l’Eglise. En conséquence, si vous n’excluez pas explicitement sa présence dans une communauté donnée (ou ouvrez la porte à la reconnaissance de la grâce mystérielle dans l’orthodoxie mondiale), vous reconnaissez cette communauté comme étant l’Eglise (ou ouvrez la porte à une telle reconnaissance). Donc, en raison de cette ambiguité, le document peut nous conduire à ce que nous appellerions une sorte de cryptocyprianisme, ou semi-cyprianisme, plus sournois, et de ce fait, peut-être, plus dangereux et plus subtil.

Dans l’histoire de l’orthodoxie, le peuple fut maintes fois le véritable défenseur de la foi tandis que les évêques furent dans l’erreur. Ainsi, le concile de Ferrare-Florence fut combattu par Saint Marc d’Ephèse, le délégué de l’Eglise de Géorgie (chose peu connue), et le peuple de Constantinople. Pendant la domination polonaise en Ukraine, les fidèles résistèrent à l’uniatisme tandis que les évêques adhérèrent à l’hérésie. Suite au schisme néocalendériste en Grèce, la foi fut préservée dans le peuple, en dépit de l’apostasie des évêques qui dura jusqu’à 1935.

 

Au vu de cela, considérant qu’avec ce document ecclésiologique, une porte très dangereuse pourrait avoir été ouverte en raison d’une formulation imprécise, il nous semble opportun d’inviter tous les évêques qui ont signé le document, quel que soit leur église, à réaliser les actions suivantes :

 

- Répondre de façon précise aux questions soulevées par cette lettre

- Faire connaître par voie écrite leur position personnelle concernant la présence ou absence de grâce mystérielle dans l’orthodoxie mondiale


Quant à nous, adhérant à la présente lettre, nous :

-       Rejetons le document « La Véritable Eglise Orthodoxe face à l’hérésie de l’œcuménisme » sous sa forme actuelle et demandons une rapide reformulation officielle qui rendra claire et indubitable l’absence de grâce sacramentelle au sein de l’orthodoxie mondiale, entité située en dehors de l’église

 

-       Demandons l’application stricte et publique des canons (en particulier le canon 46 des Saints Apôtres) sanctionnant ceux affirmant la présence de grâce sacramentelle parmi les hérétiques, et ceux qui donnent les saints mystères aux hérétiques sans exiger d’eux un abandon de l’hérésie au préalable

 

-       Demandons la stricte application des anathèmes prononcés par les Véritables Eglises Orthodoxes contre ceux affirmant la présence de grâce sacramentelle chez les hérétiques

 

-       Nous déclarons prêts à entreprendre des procédures canoniques (procès) contre toute personne, ayant des opinions et des actions contraires aux enseignements de l’Eglise au sujet de la grâce mystérielle en dehors de l’Eglise

 

-       Nous déclarons prêts à rompre la communion avec tout évêque qui prêcherait ou agirait de façon hérétique, en particulier en ce qui concerne la question de la grâce au sein de l’orthodoxie mondiale. Nous agirons dans l’esprit du canon 15 du concile Prime-Second.

 

 Toutes les personnes adhérant à la présente déclaration sont invitées à la diffuser (des traductions sont les bienvenues) et à entreprendre toute action en accord avec la présente déclaration et son esprit.

 

Jean-Serge KATEMBUE 

Rhénanie, 23 mars 2014; 10 mars 2014
Troisième dimanche du Grand Carême
Saint martyr Codrat et ses compagnons 

Publié dans orthodoxie-libre

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