De nouvelles vêpres faussement orthodoxes mais réellement oecuménistes en vue?

Publié le par Theophylactère

Cela devient une tradition. Le Jour de Saint Denis l'Aréopagite, les orthodoxes des juridictions canoniques en France célèbre un office de vêpres en l'honneur du saint en la cathédrale catholique romaine de Notre Dame de Paris. L'archevêque catholique Jean-Marie Lustiger et le Métropolite Jérémie (pour le diocèse grec dépendant du Patriarcat de Constantinople) avait inauguré l'usage voici 4 ans qui se perpétue jusqu'à ce jour.

La célébration fut toutefois émaillée d'incidents lors de l'édition 2003 : des orthodoxes fidèles interpellèrent l'évêque grec Emmanuel au cri de "trahison". Et ils n'avaient guère tort. Ces vêpres sont l'occasion de discours oecuménistes lénifiant où reviennent les termes "Eglises-soeurs" pour désigner l'Eglise orthodoxe et l'église papale ou encore "branches du christianisme", au mépris d'un simple bon sens écclésiologique. En 2004, l'audace fut poussée jusqu'à commémorer dans l'ecténie l'archevêque latin de Paris. Il faut croire que cette ecténie résonna bien au-delà des voûtes de Notre Dame de Paris, car il en fut même question au sein de communautés orthodoxes en Angleterre et en Belgique. Peut-être en haut lieu se pencha-t-on sur le cas. En effet, le fait est que
l'édition 2005
est revenue à une plus grande sobriété en épargnant aux fidèles orthodoxes une telle ecténie qui légitime l'église papiste.

Toutefois, ces vêpres orthodoxes à Notre Dame présentent encore le défaut d'exister, car, comme nous le montrerons dans un article ultérieur, elles tombent sous le coup de bien des canons. Mais pire encore, l'instance consultative regroupant les évêques orthodoxes "canoniques" (les guillemets s'imposent vu l'anti-canonicité de la pratique que nous contestons) de France, l'AEOF (Assemblée des Evêques Orthodoxes en France) nous apprend dans son
communiqué
en date du 4 novembre 2005, son intention de célébrer un tel office avec les chrétiens pré-chalcédoniens.

Bref, après Notre Dame de Paris, l'AEOF poursuit sa piètre comédie musicale
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Notre Dame de Paris est le titre d'une comédie musicale française à succès sortie en 1999 et s'inspirant de l'oeuvre homonyme de Victor Hugo. Un humoriste parodia cette comédie chantant : "Pendant qu'Hugo se retourne sous sa stèle, c'est l'argent qui tombe dans l'escarcelle."  

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