Luc de Crimée, faux saint de la fausse orthodoxie, mais vrai persécuteur

Publié le par Theophylactère

Luc de Crimée (source : Wikipedia)

Luc de Crimée (source : Wikipedia)

English version: Luke of Crimea, false saint of the false orthodoxy, but true persecutor  


Versión espanõla, muy pronto: Lucas de Crimea, falso santo de la falsa ortodoxia pero verdadero persecutor

 

Parmi les « saints » promus actuellement au sein de l’orthodoxie mondiale, figure entre autre Luc de Crimée, également connu sous le nom de Luc de Simferopol (1877-1961). Ce dernier jouit d’une immense popularité en  Russie mais également en Grèce. Toutefois, les vrais chrétiens orthodoxes en Russie ne le considèrent pas comme un saint, et ce avec raison.

La première raison suffisante par elle-même est que cette personne fut un membre du « Patriarcat de Moscou », qui, comme nous l’avons indiqué précédemment, ne dispose d’aucune légitimité. Par ailleurs, Luc de Crimée fut un persécuteur des vrais chrétiens orthodoxes membres de l’église des catacombes, dont la particularité était de refuser la légitimité du Patriarcat de Moscou. Ces faits sont bien connus et documentés. Ils figurent même dans la biographie officielle de Luc de Crimée publiée en 2006 en Russie sous le titre :

 

Saint Chirurgien : la vie de l’Archevêque Luc (Voyno-Yasenetskogo)

Auteur :  Marushak, Vasiliy, archidiacre

ISBN: 5-89101-162-Х

Publié en 2006

En russe,

Святитель-хирург: житие архиепископа Луки (Войно-Ясенецкого)

Марущак, Василий, протодиакон

Couverture de la réédition de 2013

Couverture de la réédition de 2013

 

Ce livre a été publié avec la bénédiction de l’ancien « patriarche » Alexis II comme indiqué dans les premières pages. Il est épuisé mais a été réédité. On peut aussi le trouver en bibliothèque mais également en ligne au lien suivant : ici  

Les faits qui nous intéressent eurent lieu en 1948 et figurent à la page 225. C’est un ancien fonctionnaire soviétique qui s’exprime. En voici la traduction. Le texte original en russe est présent en fin d’article

 

1948

 

Alors, Luc m’informa que dans une des communautés du district de Bakhchisaraï vivait un moine, Hyppolite Veryutin, un ancien Joséphite [9] qui ne reconnaissait, ni lui, en tant qu’archevêque, ni le patriarche et qui allait de village en village, accomplissant divers rites religieux. Et il me demanda de prendre des mesures pour empêcher ses rites.

 

3 ou 4 jours plus tard, je convoquai Hyppolite Veryutin. C’était un homme âgé de 80 ans qui vivait dans une ferme dans le district de Bakhchisaraï. Pendant l’occupation allemande, il avait été prêtre dans le village de Bazarchik, qui est à présent un village du  district de Bakhchisaraï.

 

Veryutin nia avoir réalisé le moindre rite. Cependant, je l’admonestai : comme il n’avait pas les documents appropriés l’y autorisant, il ne pouvait réaliser aucun rite et aucune cérémonie. Après cela, il n’y eut plus aucune indication qu’il continuât à célébrer des rites ».

 

[9] Joséphites : partisans du métropolite Joseph de Léningrad (Pétrograd), fusillé en 1937 qui s’opposa au locum tenens, Serge (Stragorodsky).  

 

 

Il apparaît clairement à la lecture de cet extrait que :

 

  • Luc de Crimée a été un agent de la persécution de l’église de catacombes

 

  • L’église des catacombes et celle du « Patriarcat de Moscou » n’étaient pas une seule et même église comme le prétendent les partisans du Patriarcat de Moscou. On voit nettement que ce dernier a tenté de supprimer l’église des catacombes

 

  • L'église des catacombes n'était pas en communion avec le « Patriarcat de Moscou »

 

Mais une question majeure s’impose. Comment peut-on estimer que Luc de Crimée est saint alors qu’il a émis une dénonciation qui aurait pu avoir des conséquences très graves pour la personne arrêtée, comme la condamnation à mort, en camp de travail, ou à la prison, conséquences que le délateur ne pouvait pas ignorer ?   

Combien d’autres dénonciations de ce type a-t-il fait et qu’est-il advenu aux victimes ?

 

Ci-dessous le texte original en russe (page 225)

 

1948

 

Затем Лука мне заявил, что в одном из населенных пунктов Бахчисарайского района проживает

иеромонах Ипполит (Верютин), бывший иосифлянин [9], не признающий ни его, как архиепископа, ни Патриарха, который ходит по деревням и совершает различного рода требы, просил меня принять меры, запрещающие ему совершать требы.

 

Дня через три-четыре иеромонах Ипполит Верютин мною был вызван. Старик лет 80, проживающий в семье одного колхозника в Бахчисарайском районе. В период немецкой оккупации был священником в селе Базарчик - теперь село Почтовое Бахчисарайского р-на.

Верютин отрицал совершение им каких-либо треб. Все же он мною был предупрежден: как не имеющий соответствующих регистрационных документов, не может совершать никаких треб и обрядов. После этого каких-либо сообщений о том, чтобы он совершал требы, не поступало.

 

[9]. Иосифляне — последователи митрополита Ленинградского Иосифа (Петровых), расстрелянного в 1937 году, стоявшего в оппозиции к Заместителю патриаршего Местоблюстителя Сергию (Страгородскому).

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